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Abord sociologique : déconstruction des catégories habituellement utilisées pour désigner les "mineurs isolés" par Dieudonné Kobanda

lundi 11 janvier 2010, par PSF

 

Argument

Depuis la fin des années 1990 où l’on assiste à l’arrivée de plus en plus massive de ces jeunes « mineurs étrangers isolés » sur le territoire français, on a eu du mal à trouver les bons termes pour les nommer. On les a appelé des mineurs clandestins, des mineurs demandeurs d’asile, des mineurs réfugiés, des mineurs sans-papiers, des mineurs errants, des faux mineurs, des exilés, des mandatés, exploités, des fugueurs, des errants, des rejoignants, etc.

« Mineurs étrangers isolés » est le terme qui convient et qui est aujourd’hui le plus utilisé car, l’isolement demeure l’élément principal qui caractérise la définition de cette population.

Dans cette logique et fort de mes enquêtes empiriques, j’ai établi de manière strictement rigoureuse une typologie de cette population : les mineurs « émancipés » et les « non-émancipés ».

Dieudonné KOBANDA.